CHAPITRE IV

où Jean Martin fait preuve d'astuce

Après quelques lieues en direction de Foissac, le paysage se transforma peu à peu :

les montagnes et les forêts cédaient la place à de basses collines et de nombreuses vignes. Le soleil de juillet réchauffait les pierres du chemin, rendant difficile la progression de la petite troupe.

Des gouttes de sueur perlaient sur le front de Marie. Jean, la gorge sèche, partage avec Marie le peu d'eau qui lui reste, pendant que Toupie, la langue pendante, les regarde avec envie. Jean et Marie échangent quelques paroles afin de mieux se connaître. Vers midi nos compagnons s'arrètent près d'une rivière pour manger. Nanon va se désaltérer à l'onde pure pendant que Marie s'installe à l'ombre d'un saule pleureur et que Jean découpe de larges tranches dans la miche que lui a donnée l'aubergiste. Puis il prend un "pélardon" et le tend à Marie. Après s'être reposés, ils remplissent la gourde et reprennent la route.